pierre-enfant-martyr.org - LEGISLATION CONSEQUENCES
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content sitenotice centralNotice loads here /sitenotice firstHeading Maltraitance sur mineur/firstHeading bodyContent tagline Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre./tagline subtitle /subtitle jumpto Aller à : Navigation, rechercher /jumpto bodytext La maltraitance des enfants désigne des mauvais traitements physiques, psychologiques ou sexuels infligés à des enfants ou adolescents que l’on traite avec brutalité, rigueur ou sévérité. Ces victimes sont souvent dépendantes et sans défense, mais pas toujours. A l’extrême, par exemple, du fait de leur attachement à la personne maltraitante, elles sont consentantes, voire demandeuses de tels traitements. La maltraitance a souvent des conséquences durables sur la santé physiologique et psychique des enfants. De plus, elle a fréquemment des conséquences majeures sur leur développement, ce qui se traduit dans le bonheur ou les souffrances, voire dans la maltraitance des adultes qu'ils deviendront.Sommaire[masquer]Définitions[modifier]Selon les Nations unies, la maltraitance des enfants se définit comme : « Toute forme de violences, d'atteinte ou de brutalités physiques et mentales, d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle » .
  • Selon l'ODAS (observatoire décentralisé d'action sociale, 1993) :
    • « L'enfant maltraité est celui qui est victime de violence physique, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique »
    • « L'enfant en péril est celui qui connaît des conditions d'existence qui risquent de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation, ou son entretien, mais qui n'est pour autant pas maltraité (négligence)... »
Types de maltraitance[modifier]
  • Violences physiques : Par mauvais traitements physiques, on entend des actes de violence tels que les coups, les secousses, les brûlures, les empoisonnements, etc. La violence physique est celle qui se voit, celle que l'on porte, et pourtant pas forcément la plus signalée, car de nombreux parents battant leur enfant considèrent cette pratique comme normale. Ils sont souvent aussi des adultes immatures, anciennement battus, psychologiquement fragiles, et volontiers sujet aux abus (d'alcool, de médicaments). Elles représentent environ un tiers des cas de maltraitance sur enfant en France.
  • Négligences lourdes : Elle comprend le défaut d'alimentation, de soins, d'hygiène, de surveillance et de protection. Elles représentent environ un tiers des cas de maltraitance sur les enfants en France.
  • Violences psychiques : Elles comprennent les actes de sadisme, de cruauté morale, d'humiliations, de brimades, d'insultes de rejet, de refus affectif, d'exigences non adaptées à l'âge et au développement de l'enfant (ainsi, l'exigence d'un surinvestissement scolaire ou sportif peut être une violence psychique pour l'enfant). Elles représentent environ un dixième des cas de maltraitance sur enfant en France.
  • Sévices sexuels : Ils comprennent l'inceste, le viol, l'atteinte sexuelle, l'attentat à la pudeur, l'utilisation des enfants à des fins pornographique ou de prostitution. Ce type de sévices est largement plus fréquent dans le proche milieu familial, mais peut être imposé par un tiers, notamment une personne d'autorité telle qu'un enseignant ou un prêtre, une secte, une organisation mafieuse. Les abus sexuels ont des conséquences lourdes aussi bien physiques (traumatismes, grossesses, maladies vénériennes, etc.) que psychique, avec un risque très accru de suicide, de dépression, de sentiments d'humiliation, d'impuissance et de négation de soi, et de troubles mentaux graves chez les enfants abusés. Ils représentent environ un tiers des cas de maltraitance sur enfant en France.
Symptomes[modifier]Signes physiques : Signes psychiques et comportementaux :
  • retard du langage,
  • retard psychomoteur,
  • instabilité psycho-motrice,
  • difficultés scolaires ou baisse brutale du rendement scolaire,
  • syndrome dépressif de l'enfant (souvent difficile à repérer : tristesse, isolement, agressivité, diminution des activités, anxiété, provocations),
  • absentéisme scolaire,
  • fugue avec refus du retour à domicile (souvent non expliqué par l'enfant),
  • refus de confier ses problèmes,
  • énurésie (l'enfant recommence à faire « pipi au lit » après avoir été déjà propre ou retard d'acquisition de la propreté), ou encoprésie,
  • trouble du sommeil,
  • troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie, pica),
Cas des sévices sexuels :
  • activité masturbatoire compulsive et inappropriée,
  • propos sexuels inadaptés,
  • jeux sexuels avec les camarades non appropriés pour l'âge,
  • parfois tentatives de viol sur d'autres enfants,
  • soumission à l'autorité de l'adulte,
  • identification à l'agresseur dans le jeu (poupée, dessins),
  • modifications de l'apparence extérieure (tenue et hygiène négligées),
  • sommeil tout habillé avec refus des visites (porte verrouillée),
  • plaies des organes génitaux,
  • grossesse,
  • infections génitales à répétition.
Conséquences[modifier]Même si les violences sur les enfants peuvent être relativisées après coup par des explications qui leur donnent du sens, de telles maltraitances ne sont pas anodines. Qu'ils soient très jeunes ou déjà adolescents, elles entrainent le plus souvent le sentiment d'être nié, humilié, de ne compter pour rien. Quand bien même leur répétition peut conduire à une certaine accoutumance, le sentiment d'être nié demeure et peut s'accompagner alors d'une intériorisation de la violence : soit dans des comportements agressifs exercés sur de plus faibles ; soit dans le retournement de cette violence contre soi (multiples mise à l'épreuve se traduisant souvent dans des accidents, voire mutilations allant jusqu'au suicide). De telles situations ont fait l'objet de multiples essais (d'Alice Miller notamment).Mais la maltraitance peut aussi provenir de la situation impossible dans lequel peut vivre l’enfant. S’il doit supporter en permanence le spectacle de parents qui se disputent, voire s’insultent ou se battent, l’enfant est souvent amené à se sentir responsable de ces désaccords, ceci d’autant plus qu’il est impuissant à dissiper leur conflit. Quoi qu’il fasse, il est alors conduit à fortement culpabiliser ses comportements, soit ses pulsions d’identification à l’un ou l’autre de ses parents, ou encore ses tendances à les consoler voire à les agresser. Inversement, si l’enfant ne reçoit pas assez d’attention ou si ses parents sont absents durablement, il peut souffrir fortement de manque affectif. Il s’agit alors d’une maltraitance par défaut d’attention. Des études de sociologie quantitative aussi bien que des analyses de cas clinique ont ainsi montré clairement la gravité des conséquences des traumatismes entrainés par les problèmes familiaux vécus avant 18 ans. Par exemple, selon les travaux que Georges Menahem (1992, 1994) a réalisés à partir de grandes enquêtes statistiques de l'INSEE et de l'IRDES, les maltraitances connues durant l’enfance se traduisent dans des plus grandes fréquences à la fois des prises de risque et des troubles de santé à l’âge adulte.
  • la séparation des parents a bien moins de conséquences négatives à l'âge adulte que la prolongation des situations de mésentente ou de conflit des parents qu'aurait eu à supporter l’enfant (67 % de plus de déclarations de maladies dans les cas de conflit parental sans séparation que dans les cas de séparation sans conflit, pour une liste de 28 maladies chroniques et pour des proportions comparables d'âge et de sexe)
  • le grave manque affectif ou l’absence des parents supérieure à un an sont associées avec des prises de risque plus fréquentes et avec des dégradations plus probables de la santé (respectivement 49 % et 36 % de plus de maladies chroniques que la moyenne de la population)
  • la maladie grave ou le handicap du père ou de la mère que l'enfant aurait dû supporter durant sa jeunesse correspond aussi avec des aggravations notables des risques d'accidents et de maladie (respectivement 26 % et 23 % davantage de maladies chroniques que la moyenne)
De même, les travaux de Jean-Marie Firdion et Maryse Marpsat (2000) montrent très clairement que le risque de s'engager dans une trajectoires de SDF est fortement accru par le fait d'avoir vécu des graves problèmes familiaux (mésentente ou violence des parents) durant sa jeunesse. Ces résultats sont confirmés également par les travaux de Serge Paugam (2005) en ce qui concerne d'autres trajectoires en rupture, ou encore par les enquêtes de Maryse Esterle-Hedibel (1997) pour les itinéraires des jeunes s'engageant dans des bandes aux comportements violents.Ces diverses observations sont confirmées dans un rapport de synthèse des travaux français, canadiens et anglo-saxons qu'a effectué Laurent Mucchielli. Ce dernier écrit en effet très clairement que "les recherches permettent de conclure que, dans l’analyse du rôle de la famille, les facteurs relationnels sont plus déterminants que les facteurs structurels. En d’autres termes, la dissociation familiale est moins importante que la mésentente conjugale. Ce qui favorise la délinquance des enfants c’est l’existence d’un conflit grave entre les parents, que ces derniers cohabitent ou bien soient séparés. Les recherches indiquent en outre que ce climat familial est en partie dépendant des difficultés socio-économiques de la famille, que les situations familiales les plus "à risque" sont donc celles où se cumulent la mésentente conjugale et la précarité" (Mucchielli, 2000).Maltraitance dans le monde[modifier]D'après l'organisation mondiale de la santé (OMS), les mauvais traitements infligés aux enfants constituent un problème majeur de santé publique partout dans le monde, avec près de 40 millions d'enfants concernés. « Les enfants victimes de mauvais traitements présentent toute une gamme de troubles physiques, affectifs et du développement qui peuvent les empêcher de mener une vie saine et productive. Outre des problèmes de santé, les enfants maltraités ont des difficultés scolaires, des problèmes de toxicomanie et des démêlés avec la justice. Il s'agit d'un problème de santé publique d'une importance capitale pour l'OMS et d'un défi pour le prochain millénaire » dit le Dr Nelly Thylefors, Directeur du Département de l'OMS sur la prévention des incapacités et des traumatismes et la réadaptation. Ceux qui détiennent l'autorité parentale sont punis plus sévèrement car c'est un abus d'autorité.Canada[modifier]Une étude canadienne, menée en 2001 par le Ministère de la santé du gouvernement du Canada, utilisant la définition de l'OMS a permis d'obtenir les résultats suivants concernant les cas de maltraitances d'enfants en milieu familial :
  • Violence physique 31 %
  • Abus sexuel 10 %
  • Négligences 40 %
  • Violence psychologique 19 %
Les auteurs de l’ensemble de ces violences sont :
  • Mère biologique 61 %
  • Père biologique 38 %
  • Beau-père 9 %
  • Belle-mère 3 %
  • Famille d’accueil 1 %
  • Autre membre de la famille 7 %
(total supérieur à 100 % car un acte de maltraitance peut-être pratiqué à la fois par le père et la mère biologique, le beau-père et la mère biologique, etc...).Dans les cas d’abus sexuel, les pères sont impliqués dans 15 % des enquêtes ouvertes. Sur l’ensemble de ces enquêtes le pourcentage des plaintes se distribue selon la ventilation suivante :
  • Corroborées 20 %
  • Présumées 20 %
  • Non corroborées 60 %
France[modifier]
  • En France, chaque année, 95 000 enfants sont signalés comme enfants en danger de maltraitance, dont 19 000 sont réellement maltraités (chiffres ODAS 2005) et ces chiffres augmentent d'année en année d'environ mille enfants signalés comme étant en danger.
  • 2 enfants en meurent chaque jour
  • Un enfant sur dix endure des violences sexuelles.
  • Près de 80 % des adultes maltraitants ont eux-mêmes été maltraités (mais environ 93 % des enfants maltraités dans leur enfance deviennent de bons parents à l'âge adulte).
En France, en 1995, la justice a été saisie de 35 000 cas de maltraitance sur enfant ; en 2002, ce chiffre est passé à 49 000. Dans 90 % des cas, elle provenait de la famille proche (le père dans 46 % des cas, la mère dans 26 % des cas).Comment signaler une maltraitance ?[modifier]Article détaillé : Signalement des maltraitances sur mineurs en France.Comment est traitée la maltraitance en France ?[modifier]Article détaillé : traitement public de protection de l'enfance en danger.Le traitement public s'articule entre une protection sociale et administrative et une prise en charge judiciaire de l'enfance en dangerÉtats-unis[modifier]Il est important de remarquer que la même année pour le même type d'études, les résultats obtenus aux États-Unis sont presque identiques (à ± 2 % près). Toujours sur le sol américain, le pourcentage d’infanticide quant à lui représentait un taux de 1,62 pour 100 000. Les auteurs de ces infanticides se répartissaient comme suit :
  • Mère seule 32 %
  • Père seul 11 %
  • Les deux parents 21 %
  • Mère avec une autre personne que le père 16 %
  • Père avec une autre personne que la mère 1 %
  • Autre membre de la famille 5 %
  • Famille d’accueil 6 %
  • Autre proche 6 %
  • Inconnu 2 %
Notes et références[modifier]
  1. Ce que l'on peut rapprocher du Syndrome de Stockholm
  2. l'article 19 de la convention internationale des droits de l'enfant (ONU, 1989)
  3. Voir notamment le site de Alice Miller
Voir aussi[modifier]
  • Yves-Hiram Haesevoets, Regard pluriel sur la maltraitance des enfants. Préface d’Hervé Hasquin. Vade Mecum didactique. © Kluwer Editions, Bruxelles, 2003.
Bibliographie[modifier]
Liens internes[modifier]Liens externes[modifier]NewPP limit reportPreprocessor node count: 629/1000000Post-expand include size: 7632/2048000 bytesTemplate argument size: 973/2048000 bytesExpensive parser function count: 2/500 Saved in parser cache with key frwiki:pcache:idhash:5335364-0!*!0!!fr!4 and timestamp 20110704102435 Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Maltraitance_sur_mineur »./bodytext catlinks Catégories : Droits de l'enfant | Maltraitance | Pédiatrie | Psychiatrie médico-légale | Catégories cachées : Portail:Sociologie/Articles liés | Portail:Droit/Articles liés | Portail:Psychologie/Articles liés | Portail:Médecine/Articles liés/catlinks /bodyContent /content header 0 Outils personnels /0 0 Espaces de noms /0 1 Variantes
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